![]() Un joueur d’échec au XIXe siècle |
Il a été donné à M. Deschapelles de rappeler, dans quelques circonstances de sa vie militaire, les exploits de Boy le Syracusain : après la bataille d’Iéna, il entra à Berlin avec une armée victorieuse, et se rendit au cercle des amateurs d’échecs, où il défia le plus fort, en lui proposant l’avantage du pion et deux traits. Ce fut un supplément à la bataille d’Iéna. Le cercle de Berlin fut battu en masse et en détail. M. Deschapelles finit par offrir la tour. La gravité méditative et l’organisation exacte et mathématique des Allemands furent vaincues par le calcul vif et spontané de l’amateur parisien.
Depuis une quinzaine d’années. M. Deschapelles, l’homme des hautes combinaisons par excellence, a abandonné le champ clos de l’échiquier. C’est aujourd’hui M. de Labourdonnais qui tient le sceptre, et qui régne et gouverne en roi absolu.

Dernière mise à jour de cette page 12/07/2010 AD